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Pégase et Cupidon

Peinture de Bartolomeo Sanvito, in Triumphi, Pétrarque, manuscrit copié vers 1500 à Padoue

FR : 

Phénix, griffons, harpies… : les créatures mythiques ou mythologiques sont nombreuses à pouvoir s’envoler. Les dragons et leurs sous-genres comme les vouivres se comptent par centaines, et même les manticores sont parfois affublées d’ailes de chauve-souris. Le cheval ailé Pégase est un de ces animaux fantastiques. La naissance de son mythe remonte aux temps immémoriaux, mais il se fixe principalement par la mythologie gréco-romaine qui le fait sortir de sa mère, la gorgone Médusa, tuée par le héros Persée.

Plusieurs récits sont associés à Pégase. Celui de son cavalier Bellérophon (encore une histoire de chute céleste orgueilleuse, cf. panneau précédent) ou de sa relation avec Zeus au mont Olympe en sont deux exemples. Mais Pégase est aussi étroitement lié à l’eau : son sabot possède en effet la faculté extraordinaire de faire jaillir les sources. Notre cheval mythique devient ainsi et par extension un symbole de la création artistique, les poètes venant puiser l’inspiration à sa source féconde.

Cette peinture est une des trois présentes dans le manuscrit cinq fois centenaire de la Fondation Martin Bodmer. Il contient deux œuvres d’un des pères de la langue italienne, Francesco Petrarca, dit François Pétrarque dans sa forme francisée. Le poète est représenté ici à droite, plume et livre à la main, écoutant la lyre du dieu Apollon assis sous une cascade quelque part près d’Avignon que l’on aperçoit en arrière-plan (mais on peut également voir le Colisée de Rome).

Au centre se trouve Laura – dont le poète est éperdument amoureux – transformée en un laurier. Il s’agit de la version actualisée par Pétrarque du mythe de Daphnée, la nymphe changée en laurier pour échapper à son viol par Apollon. Cupidon dans ses branches vise Pétrarque. Et tout en haut au-dessus de la falaise se trouve Pégase, à l’origine de la cascade, inspirateur des artistes et témoin de la scène.

Pour finir, ne résistons pas pour finir au plaisir de citer « Pégase », ce beau petit poème de la main de Rilke, écrit en français, que la Fondation Martin Bodmer conserve également :

« Cheval ardent et blanc, fier et clair Pégase,
après ta course –, ah ! que ton arrêt est beau !
Sous toi, cabré soudain, le sol que tu écrases
avale l’étincelle et donne de l’eau.

La source qui jaillit sous ton sabot dompteur
à nous, qui l’attendons, est d’une douceur suprême ;
sens-tu que sa tendresse [s’]impose à toi toi-même,
car ton cou vigoureux apprend la courbe des fleurs. »

EN : 

 

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