Lithographie de Marina Romanoff-Galitzine, in La Sainte Nuit, Marina Romanoff-Galitzine, 1951
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Les anges (du latin angelus) sont incontournables lorsque l’on recense les différentes créatures humanoïdes volantes. Messagers de Dieu dans toutes les religions monothéistes, ils sont représentés – quand ils prennent une forme corporelle – par des êtres gracieux aux grandes ailes, parfois munis d’instruments, tels que la bombarde, la harpe ou la trompette.
La princesse Romanoff-Galitzine en offre un bel exemple avec ce grand dessin réalisé sur un papier Canson gris-bleuté puis lithographié, où huit anges flamboyants jouent à l’occasion de la nuit de Noël :
« Bergers quittez vos retraites, unissez-vous à nos concerts,
répétez sur vos musettes, ce chant qui vibre dans les airs ».
Cette planche est tirée du singulier livre « La Sainte Nuit. Noëls et Légendes en Poèmes », édité à 150 exemplaires en 1951, et principalement dessiné et calligraphié par l’auteure. Fille du grand-duc Pierre Nikolaïevitch de Russie et de son épouse née princesse Militza de Monténégro, Marina Petrovna Romanova de Russie (Nice, 1892-1981) est l’arrière-petite-fille du tsar Nicolas 1er.
Elle épouse en 1927 le prince Alexandre Galitzine et s’installe ensuite à Six-Fours-les-Plages (près de Toulon). Elle y créera plusieurs œuvres dont cette Sainte Nuit, recueil de légendes provençales mises en rimes et de transcriptions de chants populaires anciens.
Tout y est fait volontairement à la main pour aller à contre-courant d’un « siècle de machinisme outrancier », des lettrines enluminées par le prince jusqu’à l’impression, exécutée sur presse à bras.
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