Un voyage fascinant à travers cinq millénaires d’histoire de la civilisation attend le public dans la nouvelle exposition permanente de la Fondation Martin Bodmer, à découvrir dès maintenant.
Entièrement repensé, le parcours invite les visiteurs à explorer les grandes étapes de l’aventure humaine depuis l’invention de l’écriture jusqu’aux chefs-d’œuvre de la pensée moderne.
À travers une muséographie renouvelée, la Fondation dévoile près de 250 livres et objets d’exception, dont près de 80 % sont présentés au public pour la première fois. Manuscrits, œuvres d’art, livres rares et trésors archéologiques dialoguent désormais dans une scénographie immersive conçue pour faire résonner les cultures, les époques et les savoirs.
Le Grand Livre
Pièce spectaculaire du parcours, Le Grand Livre est une reproduction monumentale d’un manuscrit médiéval. Grâce à son écran tactile intégré, les visiteurs peuvent parcourir un glossaire interactif et découvrir les grandes notions liées à l’histoire du livre, de l’écriture et de la transmission des savoirs.
Une expérience de visite enrichie
La Fondation propose également le guide numérique GEED, accessible directement depuis le téléphone des visiteurs et disponible en dix langues. Contenus enrichis, parcours thématiques et 17 mini documentaires vidéo accompagnent la visite et prolongent l’exploration des collections.
Quelques-uns des trésors à découvrir
Fragments de l’Odyssée d’Homère (IIe siècle av. J.-C.)
Rares fragments de papyrus grec conservant des passages des livres IX et X de l’Odyssée. Redécouverts dans un cartonnage de momie, ils constituent un témoignage exceptionnel de la transmission des textes antiques.
Kanô Motonobu, Portrait de Shin Nô (XVIe siècle)
Attribué au grand maître japonais Kanô Motonobu, ce délicat portrait à l’encre représente Shennong, figure mythique chinoise considérée comme le père de l’agriculture et de la médecine
traditionnelle.
Jean-Jacques Rousseau, Lettre à D’Alembert (1758)
Dans ce manuscrit autographe majeur, Rousseau répond avec vigueur à la proposition d’installer un théâtre à Genève, révélant les débats intellectuels et politiques du siècle des Lumières.
Miguel de Cervantes, Don Quichotte de la Manche (1780)
Cette somptueuse édition illustrée en quatre volumes, imprimée par Joaquín Ibarra pour la Real Academia Española, compte parmi les plus beaux livres espagnols du XVIIIe siècle et demeure un joyau de la bibliophilie internationale.
Notre exposition permanente propose gratuitement à ses visiteurs un guide multimédia dédié, sur tablette tactile. Il n’est malheureusement pas disponible pour le moment. Nous nous excusons du dérangement.
Concernant nos expositions temporaires : afin de préparer votre visite ou pour se replonger dans l’exposition après votre passage, vous pouvez télécharger l’application izi.TRAVEL sur votre portable. Après son installation, il vous suffit de rechercher « Fondation Martin Bodmer » ou le nom de l’exposition pour accéder à l’audioguide.
Vous pouvez également organiser vos visites guidées (publiques ou privées). Vous trouverez plus d’information sur ce service ici.

Martin Bodmer a pensé sa bibliothèque comme un musée. Même si l’idée d’un musée et du partage de ses trésors avec le grand public a toujours été présente dans l’esprit de Martin Bodmer, il a fallu attendre 1999 pour que soient lancées les démarches de construction d’un véritable lieu d’exposition. Le 21 novembre 2003, le Musée dessiné par l’architecte Mario Botta ouvrait finalement ses portes.
« La fascination qui émane des originaux » (Conférence du 2 octobre 1967), voilà le point de départ, « c’est pour cela que nous en venons à l’idée du musée, à la nécessité du musée » (ibid.). Il a résolument adopté « la méthode symbolique, où le spécimen est appelé à représenter un ensemble ». Telle est l’idée conductrice d’« un musée littéraire », dont l’ambition est encyclopédique, la méthode, symbolique, et la base, matérielle, à savoir le document irremplaçable, unique, chargé d’émotion. Dans son projet de juillet 1970 pour une « Fondation des Collections Bodmer », il considérait comme une des fonctions de celle-ci d’organiser des expositions guidées. Dans le grand pavillon, Martin Bodmer avait confié à l’architecte zurichois Leuppi l’aménagement de la grande salle d’exposition et de ses vitrines. Il s’y ajoutait de petites vitrines dans le sous-sol. Mais il s’est très vite rendu compte que la place manquait et il a cherché les possibilités d’agrandir, côté jardin ou même entre les deux pavillons.
La Fondation Martin Bodmer continue son développement dans cette optique : après 3 ans de travaux, elle inaugurera en 2020 ses nouveaux espaces doublant notamment la surface de stockage souterrain, proposant un nouvel atelier de restauration d’art et repensant entièrement l’accueil du public.
