• FR
  • EN
  • Musée
    • Exposition permanente
    • Expositions temporaires
    • Visites guidées
    • Médiation
    • Boutique
    • Evènements
  • Bibliothèque
    • Les collections
    • Conservation et restauration
    • Recherche et numérisation
    • Catalogue en ligne
  • Fondation
    • Martin Bodmer
    • Médias
    • Conseil de Fondation
    • Personnel
    • Partenaires
    • Nous soutenir
  • Amis
  • Infos pratiques
  • L’agenda
  • Musée
    • Exposition permanente
    • Expositions temporaires
    • Visites guidées
    • Médiation
    • Boutique
    • Evènements
  • Bibliothèque
    • Les collections
    • Conservation et restauration
    • Recherche et numérisation
    • Catalogue en ligne
  • Fondation
    • Martin Bodmer
    • Médias
    • Conseil de Fondation
    • Personnel
    • Partenaires
    • Nous soutenir
  • Amis
  • Infos pratiques
  • L’agenda
  • Infos pratiques
  • L’agenda
  • Infos pratiques
  • L’agenda
CHF0.00 0 Panier

Le baron de Münchhausen

Gravure sur bois de Gustave Doré, in Aventures du Baron de Münchhausen, trad. Théophile Gautier fils, fin XIXe s., Charles Furne, Paris

FR :

Voyager assis sur un oiseau géant, c’est bien, mais se faire directement tracter par la tête, voilà qui est d’une originalité et d’une élégance digne d’un baron ! Et le célèbre Karl Friedrich Hieronymus, baron de Münchhausen, n’en manque pas. Du moins le personnage légendaire et populaire de la littérature allemande, toujours plus drôle à mesure que ses péripéties devinrent, édition après édition, de plus en plus loufoques.

Car il existe bien un Münchhausen historique (1720-1797), officier mercenaire pour le compte de la Russie. La séparation entre le réel et le surnaturel commence avec lui-même, puisque le baron fait écrire en anglais ses histoires extraordinaires et proprement incroyables en revenant en Allemagne, par l’écrivain R. E. Raspe. Mais c’est seulement un an après qu’un certain Gottfried August Bürger publie une version allemande bien différente, exagérant encore les récits, ajoutant plus de sous-textes et de truculence générale.

Le motif littéraire de Münchhausen ne fit alors que s’amplifier, ce dernier devenant un héros littéraire public toujours plus cocasse de pastiches en parodies. Quand le fils de Théophile Gautier entreprend de publier sa version française, c’est le grand Gustave Doré (existe-t-il un graveur du XIXe siècle plus célèbre ?) qui s’attèle aux illustrations.

Le baron se tirant par les cheveux pour se sortir de la boue, un bateau volant vers la Lune, une rencontre avec un cerf dont la tête est garnie d’un cerisier (entre les cors), un soleil qui se plaint d’engelures, des poissons chantant en chœur au fond de la mer… traducteur et illustrateur s’en donnent à cœur joie avec toutes ces scénettes, dont celle-ci, où le baron essaie d’avoir fière allure et bonne contenance (« Je me guidai vers ma demeure »), quand le ridicule de la situation, hilarante, est manifeste.

 

EN :

Travelling seated on a giant bird is one thing, but being directly towed by the head demonstrates an originality and elegance worthy of a baron! The famous Karl Friedrich Hieronymus, Baron Munchausen is not lacking in either, at least as embodied by the legendary popular character of German literature, who becomes funnier as his adventures, edition after edition, become zanier and zanier.

There was indeed a real Munchausen (1720-1797), a mercenary officer fighting for Russia. The separation between reality and fiction starts with the Baron, as he commissions his extraordinary stories, incredible in their own right, to be written by the writer R.E. Raspe in English when he returns to Germany. Just one year later, a certain Gottfried August Bürger published a very different German version, further exaggerating the tales, and adding more sub-text and general colourfulness.

From there, the literary subject of Munchausen only grew, becoming an increasingly comical public literary hero of pastiches and parodies. When Théophile Gautier fils decided to publish his own French version, the great Gustave Doré (is there a more famous 19th century engraver?) took on the illustrations.

The Baron pulling on his own hair to escape the mud, a boat flying to the moon, an encounter with a deer with a cherry tree on his head (between its antlers), a sun that complains of chilblains, a choir of fish singing at the bottom of the sea…both the translator and the illustrator let their imaginations run riot with all of these scenes, including one in which the Baron tries to look prim and proper (“I guided myself towards my destination”), when the hilarious situation is obviously ridiculous.

 

Nous suivre sur les réseaux

Facebook Youtube Instagram

S’abonner à notre infolettre

© 2026 Fondation Martin Bodmer. Web design par Aldemos

Plan du site   Conditions générales   Confidentialité des données   Contact