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Maria S. Merian, Erucarum ortus (1718)

Une naturaliste de génie

Née à Francfort, Maria Sibylla Merian (1647-1717) était issue d’une famille célèbre de graveurs et d’éditeurs. Vite orpheline de père, elle fit son apprentissage de peinture, dessin et taille-douce auprès du second époux de sa mère, Jakob Marell, et, dès treize ans, elle « croquait » ses premiers insectes. Installée à Nuremberg après son mariage, elle se passionna pour l’étude des papillons et entreprit de comprendre les cycles de leur vie, de la chenille à l’adulte, alors que beaucoup d’érudits croyaient encore au phénomène de la « génération spontanée » à propos de ces animalcules. Ces recherches se concrétisèrent par deux recueils de planches dessinées et gravées par ses soins, le Neues Blumenbuch (1675) et surtout Der Raupen wunderbare Verwandlung und sonberdare Blumennahrung (« La Chenille, merveilleuse transformation et étrange nourriture florale ») (1678), deux ouvrages qui rencontrèrent un énorme succès parmi les élites cultivées.

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Portrait frontispice

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Une femme de terrain

Loin de travailler seulement en cabinet, d’après des spécimens épinglés en boîte, Merian allait sur le terrain pour en capturer des vivants : « Je me suis dans ma jeunesse employée à la recherche des insectes. J’ai d’abord commencé avec les vers à soie dans ma ville natale de Francfort. J’ai ensuite établi que, à partir des autres chenilles, se développaient beaucoup de beaux papillons (…). Cela m’entraîna à recueillir toutes les chenilles que je pouvais trouver pour observer leur transformation ». Ayant découvert les papillons exotiques par la collection du maire d’Amsterdam, Merian décida en 1699 de partir pour le Suriname avec sa fille cadette, Dorothea Maria. Elles y restèrent deux ans, allant jusqu’au cœur de la jungle pour débusquer des espèces encore inconnues. Touchée par le paludisme, Merian avoua avoir « presque payé [ces insectes] de ma vie ». Le résultat de ce travail parut en 1705 sous le titre de Metamorphosis insectorum Surinamensium : il lui apporta une certaine gloire, mais guère d’argent.

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Fleur et insectes

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Un exemplaire de prestige pour le travail d’une vie

Le 13 janvier 1717, Maria Sibylla Merian mourait à Amsterdam, sans avoir jamais arrêté ses travaux en dépit d’une attaque d’apoplexie qui l’avait rendue paralysée deux ans plus tôt. Sa fille et assistante Dorothea Maria partit s’installer avec son mari à Saint-Pétersbourg, où ils devinrent peintres de la Cour. Admiratif des travaux de la naturaliste allemande, le tsar Pierre le Grand acheta une partie de ses peintures et dessins originaux.

Avant son départ de Hollande à l’automne 1717, Dorothea Maria Merian avait cédé au libraire et imprimeur amstellodamien Johannes Oosterwijck le texte et les planches destinés à la première édition latine du Raupen. Après la première édition de 1678, le texte avait été augmenté d’un deuxième livre en 1683, puis d’un troisième en 1713-1714 (la naturaliste, malade, étant alors beaucoup aidée par sa fille). Le dernier projet de Merian, entrepris dès 1705, était de traduire en latin son grand-œuvre pour la rendre accessible à tous les savants d’Europe : ainsi sortit en librairie en 1718 les Erucarum ortus, alimentum et paradoxa metamorphosis, magnifique recueil comptant plus de 150 planches.

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Page de titre

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Le présent exemplaire fait partie des quelques rares volumes à avoir vu toutes ses planches délicatement rehaussées à l’aquarelle, peut-être par Dorothea Merian elle-même. La reliure, un veau fauve glacé richement orné de fleurons et roulettes dorés, laisse penser que ce livre précieux était un exemplaire de présentation, destiné à être offert à un important personnage, peut-être dans l’entourage du dédicataire de l’œuvre, Theodoor Huygens.

Nicolas Ducimetière
6 novembre 2013

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Fleur et insectes

Photographie de la reliure

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