Expositions antérieures

MuséeExpositions antérieures

L’exposition type à la fin de la vie de Martin Bodmer répondait au principe d’une exposition permanente qui offrait un synoptique de la synthèse de la littérature mondiale et d’expositions temporaires sur des thèmes particuliers :

Dans la grande salle du pavillon principal, l’ensemble des littératures occidentales, en commençant par les manuscrits, du plus ancien au plus moderne (première moitié de la salle), puis les imprimés, des xylographies aux impressions modernes (deuxième moitié de la salle), en retenant pour chaque partie les auteurs significatifs.

Au sous-sol : dans le couloir, le Moyen et l’Extrême Orient, avec une vitrine pour les papyrus ; derrière la grille, les dessins, les autographes et la musique.

Dans la grande galerie souterraine, les sciences (Botanique, Zoologie, Médecine d’un côté, Formation de la Terre, Découvertes scientifiques, de l’autre).

Dans la petite salle du fond du petit pavillon, prenaient place les expositions temporaires.

Quelques expositions du temps de Martin Bodmer :

  • 1957, septembre : Medium Aevum Novum ; octobre (à l’occasion de la visite de la Société de lecture de Genève et de l’Association des bibliothécaires suisses) : Aperçu sur le développement d’ensemble de l’Occident, avec quelques compléments sur d’autres cultures (128 pièces); novembre : Médecine et musique de l’Antiquité.
  • 1958, février : La lune dans la mythologie, la science et la littérature ; mars : Hölderlin (16 manuscrits, 4 éditions originales) ; août : Animaux et plantes dans la science et la littérature, l’art et la musique ; octobre : Sciences naturelles
  • On relève encore en 1962 des expositions sur la musique, puis sur la littérature anglaise (dans la salle souterraine).
  • 1969-1970, sur les manuscrits (29), les imprimés (38), plus 16 objets d’art (bronzes, pierre, vases) dans le pavillon principal ; les sciences (plus de 60) dans la galerie souterraine ; le 20 février 1970 : une exposition biblique (36 pièces).

Depuis la création du nouveau musée en 2003, l’exposition permanente des œuvres majeures de la Collection est accompagnée d’expositions temporaires au rythme de deux ou trois par an, au 2ème sous-sol du Musée, ou plus rarement, dans la Salle Historique du pavillon Sud.

Le but est d’accueillir et de faire connaître des trésors de collections privées genevoises, suisses ou étrangères (Pierre Berès, Georges Nivat, Gérard Nordmann, Steinhauslin, Charlotte Kerr Dürrenmatt, Claude Reymond, Jean Bonna, Jean-Paul Barbier Mueller, Anne-Marie Springer, Natalia Dimitrievna Soljenitsyne) ou d’institutions remarquables (Maison Pouchkine de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg, Archives Walser, Matenadaran à Erevan en Arménie, Archives Gallimard, Archives Jung), dans la mesure où les œuvres présentées entrent en résonance avec les choix de Martin Bodmer, les varient ou encore les complètent.

Elles sont aussi l’occasion de présenter des thèmes propres à la collection Bodmer qui ne peuvent être traités avec toute leur ampleur dans l’exposition permanente. Elles peuvent être rehaussées à cette occasion par des emprunts auprès d’institutions prestigieuses comme la Bibliothèque nationale de France ou la British Library. Ce fut le cas avec les expositions sur la Renaissance italienne, sur les grandes religions d’Orient et d’Occident, sur la médecine ancienne et, de façon plus modeste, sur la musique, l’opéra ou sur Dante et Rimbaud.