Goethe, le siècle des Lumières

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En contraste avec une vitrine basse dévolue à ce que fut aussi le XVIe siècle, une renaissance des sciences occultes, astrologie, alchimie, magie, et au terrible conflit de la Guerre de Trente Ans (1618-1648) qui suivit les guerres de religion (1562-1593) et marqua le passage du monde médiéval aux temps modernes, une place centrale est accordée au Siècle des Lumières.

Les œuvres marquantes furent les 36 volumes de l’Histoire naturelle de Buffon, entre 1749 et 1789, les 28 volumes de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert, de 1751 à 1757, le Dictionnaire philosophique portatif de Voltaire (1765), mais encore Nathan le sage de Lessing (dans une première version autographe de 1778), prônant la tolérance qui incarne l’idéal des Lumières, et la philosophie critique de Kant, Critique de la raison pure en 1781 et Qu’est-ce que les Lumières ?, dans un recueil de 1793.

La Révolution française, préparée par un Rousseau (L’origine de l’inégalité, le Contrat social, dans Œuvres complètes, 1774-1783), ou un Beaumarchais (Le mariage de Figaro, 1785), est aussi présentée de façon contrastée. D’une part, la lettre autographe du 13 août 1792, du citoyen Michel à son beau-frère, décrivant l’horreur de la journée du 10 août, où les insurgés massacrèrent aux Tuileries la Garde suisse qui ne se défendait pas, une dactylographie du Marie-Antoinette de Stefan Zweig avec corrections autographes, le pastel de Liotard représentant l’archiduc Joseph, frère de Marie-Antoinette.

De l’autre, la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen et, dans son édition originale de 2010, la Charte des Droits fondamentaux de l’Union Européenne, tandis qu’une précédente vitrine exposait L’Esprit des Lois de Montesquieu de 1748.

Martin Bodmer avait placé Goethe et l’esprit de Weimar au sommet de son édifice spirituel. Deux vitrines lui sont attribuées.

La première, avec Mozart, expose les deux grands mythes, celui de Faust, depuis le Volksbuch de 1587 jusqu’à l’édition originale de 1790, la traduction de Stapfer en 1828, avec trois dessins originaux et 18 lithographies de Delacroix, et la liasse « Phorkyas » de 25 fragments autographes de la deuxième partie de Faust (avant 1832), en passant par Marlowe ou Calderon, et celui de Don Juan, avec le Festin de pierre de Molière et l’édition originale de la partition de Don Giovanni en 1801.

La seconde, avec Schiller (et le manuscrit de son Demetrius), rassemble les éditions originales des deux grands auteurs du classicisme allemand (auxquels auraient pu s’ajouter Wieland et Herder), sous un tableau d’Avril d’un cycle des Saisons, représentant Goethe enfant et sa sœur Cornelia. Goethe est encore présent dans la vitrine Roman et Nouvelle au XVIIIe s., avec sa traduction du Neveu de Rameau, en 1805, qui en fut la première édition, et dans celle de Napoléon, avec Werther.

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