La Bibliotheca Bodmeriana a été et demeure un lieu de savoir en étroite liaison avec l’Université de Genève et en relations constantes avec les demandes des chercheurs du monde entier. La création du nouveau musée lui a donné la valeur d’être un lieu de mémoire, un temple des écrits qui ont marqué l’histoire intellectuelle de l’humanité.
La mise en scène de ce parcours dans l’exposition permanente, la fascination qui naît de la vue des documents originaux sont propres à susciter l’émotion devant ces témoins précieux du legs universel des époques révolues et des grandes figures disparues.
Mais l’exposition ne suffit pas, encore faut-il une médiation qui en facilite l’accès et permette à chacun de s’approprier à sa mesure telle ou telle partie d’un pareil trésor.
Un musée ne peut se contenter d’entretenir la mémoire, il doit aussi s’efforcer de devenir, selon le mot de Mario Botta, « un centre d’attraction pour l’animation urbaine », un lieu de vie, où concourent tous les arts vivants, où dialoguent les cultures, où les savoirs et les idées s’échangent et s’éprouvent dans d’heureuses rencontres.
Conférences, rencontres, lectures, performances, concerts, grandes voix contemporaines, un large éventail d’activités se déplie pour que la mémoire du passé s’anime des bruissements de la vie présente.
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