L’écriture cunéiforme est la première trace de langue écrite selon les recherches à ce jour. Elle a vu naissance en Mésopotamie, l’Irak d’avant, il y a plus de 5 millénaires de cela. Inventée pour tenir des comptes, elle a par la suite servi de support pour toutes sortes de textes, des lettres personnelles à des traités internationaux, en passant par des mythes qui ont ensuite été repris dans la Bible. Au cours de son histoire, elle a servi à noter plusieurs langues différentes.
La Fondation Martin Bodmer conserve une trentaine d’objets portant des inscriptions en texte cunéiforme, ces témoins étant datés approximativement des débuts de l’écriture en -3200 à la chute de l’Empire Babylonien en -539. La plupart des pièces sont des tablettes, le médium habituel sur lequel les Mésopotamiens écrivaient, mais certaines sont plus singulières. Par exemple, un clou de fondation au nom de l’ensi de Lagash, Enmetena, ou un vase inscrit du roi Naram-Sin.
La Fondation Martin Bodmer a accepté que la Cuneiform Digital Library Initiative numérise ces objets afin de permettre aux chercheurs d’accéder aux précieux textes qu’ils contiennent. 26 entrées sont disponibles en ligne : http://www.cdli.ucla.edu/cdlisearch/search/index.php?SearchMode=Text&txtCollection=bodmer.
La Fondation permet aussi occasionnellement aux étudiants du Professeur Antoine Cavigneaux de l’Université de Genève, Unité de langues et civilisation de la Mésopotamie, de travailler sur les tablettes (http://www.unige.ch/lettres/antic/mesopotamie/index.html). (epp)
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