Pu Songling

« Dans un livre tu trouveras la fille dont le visage est semblable au jade. »

Pu Songling (1640-1715)
Liaozhai zhiyi
Notes de l’étrange de Liaozhai
Manuscrit chinois
Papier et soie montés sur brocard de soie argentée, Chine, 1820-1850 – CB 802

Rédigées par Pu Songling, le plus fabuleux conteur du début des Qing, dans la seconde moitié du XVIIe siècle, les Notes de l’étrange de Liaozhai est une des œuvres les plus importantes de la littérature chinoise. Ce recueil de quelque cinq cents contes écrits en langue chinoise classique trouve son unité par la thématique qu’il explore : celle de l’étrange, du surnaturel, voire du fantastique, chère à la tradition littéraire chinoise. Le manuscrit de la Fondation Martin Bodmer est conservé dans son état original. Alternant pages de texte, dont les colonnes de sinogrammes calligraphiés occupent toujours le même carré virtuel, et pages de dessins à l’aquarelle peints sur des feuilles de soie, il est relié sous la forme d’un leporello. Il ne contient que trois contes (Le fou des livres, Le Grand-Saint Egal du Ciel, Le Dieu Grenouille), mais il a sans doute fait partie d’un ensemble constitué de 140 à 150 fascicules identiques ; il serait à ce titre le seul témoin connu à ce jour d’un Liaozhai zhiyi manuscrit complet. Il a vraisemblablement été exécuté pendant le règne de Daoguang (1820-1850).

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Pu Songling

Pu Songling, Notes de l’étrange de Liaozhai, Chine, 1820-1850