Farîd al-Dîn ‘Attâr

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« Reste devant la porte si tu veux qu’on te l’ouvre. »

Farîd al-Dîn ‘ATTÂR (XIIe siècle)
Mantiq al-tayr
La conférence des oiseaux
Manuscrit persan
Papier, Inde, XVIIIe siècle – CB 503

Contemporain d’Omar Khayyam, Farîd al-Dîn ‘Attâr est l’un des plus grands poètes perses du XIIe siècle. Il a écrit une œuvre abondante, tout entière tournée vers le soufisme. La conférence des oiseaux, connue du grand public occidental par l’adaptation de Jean-Claude Carrière, est assurément son texte le plus célèbre aujourd’hui. Ce long poème allégorique de plus de 4600 distiques raconte comment les oiseaux se réunissent à l’initiative de la huppe pour partir à la recherche du Simorgh. Partagés entre désir et crainte, les animaux reflètent les sentiments humains, de la perruche qui préfère les barreaux dorés de sa cage au hibou que retiennent les ruines, du rossignol plongé dans l’amour de la rose au paon dont la roue couronne la royauté. Les paroles du Simorgh, rencontré après un long et périlleux voyage, les confrontent à eux-mêmes : « Le soleil de ma majesté est un miroir. Celui qui se voit dans ce miroir y voit son âme et son corps. »

La naïveté des peintures du petit volume conservé à la Fondation Martin Bodmer, copié en Inde au XVIIIe siècle, contraste avec l’extraordinaire finesse de certains manuscrits persans.

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Farîd al-Dîn ‘AAttâr

Farîd al-Dîn ‘Attâr, La conférence des oiseaux, Inde, XVIIIe siècle