Idées cadeaux !

Idées cadeaux !

noel2016

1. Marcel Proust, « Du côté de chez Swann
– Un amour de Swann »

Un témoignage exceptionnel sur la création littéraire d’un de nos plus grands romanciers.
Il n’y a pas de texte de Proust plus célèbre qu’Un amour de Swann. Appartenant au premier volume d’À la recherche du temps perdu, Du côté de chez Swann (1913), dont il constitue la 2e partie, ce récit est aussi le texte qui a été le plus revu, corrigé, retravaillé par Proust, au cours d’une rédaction qui s’échelonne de 1909 à 1913. Suivant les principes et la méthode utilisés dans l’édition du fac-similé de Combray, le manuscrit d’Un amour de Swann (Fondation Bodmer, Genève) a été reproduit à l’identique et dans les mêmes dimensions :
⟡ 25 placards d’imprimerie, comprenant chacun huit pages imprimées
⟡ Texte raturé ou augmenté dans les marges et entre les lignes
⟡ Des « paperoles » collées pour prolonger les additions, et reproduites à l’identique (format, couleur, traces de colle, dépliants)
⟡ Relié, sous étui renforcé et emboîtage en carton
⟡ Ajout d’un signet
⟡ Pages de gardes inédites, peintes spécialement par un artiste (atelier Antoinette Poisson)
⟡ Tirage limité à 1 100 exemplaires numérotés

 

 

 

>>> Commander sur la boutique | 300 CHF










2. Bibliotheca Butoriana Bodmerianae
– Les livres d’artistes de Michel Butor à la FMB

Cet ouvrage rassemble les livres d’artistes du fonds Michel Butor de la Fondation. Plus de 120 livres et 72 artistes représentés.

En offrant plus de cent livres à la Fondation Martin Bodmer (la fameuse « Bibliotheca Bodmeriana », tout récemment classée à l’UNESCO), Michel Butor ne fait pas seulement acte de générosité ou geste de conservation d’un patrimoine, il légitime aussi un ensemble selon deux principes forts, celui d’une kaléidoscopie choisie au miroir de collaborations très variées et celui d’une dé-hiérarchisation en réunissant des livres d’artistes de notoriétés diverses et des ouvrages réalisés aussi bien en nombre limité que des éditions courantes tirées à 500 exemplaires.

Le partage d’un espace de création avec un artiste s’illimite dans une pratique du créer ensemble, et, c’est ainsi qu’un catalogue réalisé à l’issue d’une résidence de plusieurs artistes au Maroc trouve autant sa place dans cette donation qu’un livre en quatre ou cinq exemplaires.

Plutôt que de classer en bibliophile, ce qui tend peu ou prou à geler et figer, OUVRIR. C’est sur ce geste que nous prenons appui pour poser une réflexion politique à l’œuvre, pour interroger nos habitudes de classification dans notre rapport au monde souvent enclin à poser des frontières, celles avec lesquelles le poète entre en résistance. Lire, dans ce cas précis, c’est entrer dans une œuvre au sens plastique, dans tous les sens du terme, une œuvre qui appelle cette première souplesse de passages et ouvertures.

>>> Commander sur la boutique | 48 CHF


3. Frankenstein, créé des ténèbres
– catalogue de l’exposition

C’est durant l’été 1816 que Mary Shelley conçoit, à Cologny, son roman Frankenstein, le Prométhée moderne, expression mythique de l’inquiétude d’un monde confronté à la montée en puissance de la science et de la technologie. A l’occasion du deux centième anniversaire de la naissance de ce chef d’œuvre iconique de la littérature romantique, la Fondation Martin Bodmer consacre une exposition majeure à la genèse de l’œuvre, aux perspectives qu’elle ouvre et aux questionnements qu’elle soulève.

C’est à la Villa Diodati, où séjournait Lord Byron, que Mary Shelley invente un récit d’horreur original et invente un nouveau genre littéraire : la science-fiction. Dans le contexte des fantasmes, des craintes et des espoirs de la médecine et de la science du début du dix-neuvième siècle, elle élabore l’histoire de Frankenstein donnant la vie à un cadavre au moyen d’une « étincelle » d’électricité. Best-seller dès sa parution en 1818, le roman de Mary Shelley continue à frapper les esprits. Les thèmes qu’il aborde sont en effet au cœur des préoccupations littéraires et philosophiques modernes : l’éthique scientifique, le changement climatique, la technologisation du corps humain, l’inconscient, l’altérité humaine, la précarité des sans-abri et des sans-identité.

 

 

 

>>> Commander sur la boutique | 45 CHF


4. Goethe et la France
– catalogue de l’exposition

Martin Bodmer avait placé Goethe au firmament de son panthéon personnel, et au centre de sa collection – l’une des plus importantes du monde. Le concept même de Weltliteratur lui est à maints égards redevable. Goethe fut tôt au contact de la culture française. Il subit, comme tous les contemporains de l’Europe aristocratique et féodale, le choc de la Révolution française et sa participation à la campagne de France (défaite de Valmy, 1792) le traumatisa de façon décisive.

Après des affinités rousseauistes, Goethe change, et son œuvre produite dans la nouvelle capitale de l’Aufklärung Weimar établit un classicisme proprement allemand. Ce faisant les idéologues du classicisme de la Cour puisant dans l’Antiquité sont dans un rapport d’émulation vis-à-vis de leurs prédécesseurs de Versailles. Goethe, responsable de bibliothèque, de théâtre et d’opéra, fait par ailleurs connaître aux germanophones les chefs-d’œuvre des génies français de la littérature, du théâtre, de la musique et de la peinture. Des auteurs étranges de la francophonie sont réhabilités (Rabelais) et des auteurs innovateurs du présent sont découverts (Diderot).

La réflexion sociale, éthique et politique née du choc de la Révolution française se cristallise dans la pièce La fille naturelle. Sous le régime du protectorat de la Confédération du Rhin, Goethe rencontre Napoléon (grand lecteur du Werther) en octobre 1808 et envisage d’adapter, en guise d’hommage à ce génie de l’action volontaire et visionnaire, un portrait en Jules César. Le Faust, auquel Goethe est associé à partir de 1808, rencontre en France un écho particulier.

>>> Commander sur la boutique | 49 CHF


5. Henri Michaux / Zao Wou-Ki
– Dans l’empire des signes

Explorant une relation à la fois personnelle et artistique, l’exposition s’intéresse à l’écrivain et peintre Henri Michaux (1899-1984) et au peintre Zao Wou-Ki (1920-2013). Arrivé de Chine en France au début du printemps 1948, Zao Wou-Ki rencontra Henri Michaux dès la fin de l’année suivante. Cette relation humaine, qui devait durer jusqu’à la mort du poète, faite d’attention chaleureuse de part et d’autre, fut aussi et surtout une relation artistique. Non seulement Michaux apportait sa « caution » au jeune peintre, mais son œuvre peint et dessiné et celui de Zao Wou-Ki partagent un certain nombre de choix qui mettent en jeu des procédures opératoires : attention aux signes, appétit d’expérimentation, importance du geste, primat du mouvement.

Les pièces exposées ici reprise dans le catalogue viennent principalement du fonds d’éditions rares d’Henri Michaux que possède la Fondation Martin Bodmer, de la collection de Micheline Phankim, ayant-droit de Michaux, de celle de Françoise Marquet, ayant-droit de Zao Wou-Ki, et de celle de Sven Pitseys, bibliophile belge bien connu des amateurs de Michaux. Des prêts ponctuels sont enfin consentis, en Suisse par le Cabinet des estampes du musée d’Art et d’Histoire de la Ville de Genève et par les musées de Winterthur et Locarno, en France par le musée national d’Art moderne (Centre Georges Pompidou) et par le musée d’Art moderne de la Ville de Paris. Beaucoup de pièces retenues pour l’exposition seront montrées pour la première fois, et leur rassemblement constitue à lui seul un événement.

 

>>> Commander sur la boutique | 45 CHF