« Faut-il brûler Sade ? » (12.02.2015)

« Faut-il brûler Sade ? » (12.02.2015)

Jeudi 12 février 2015, à 19h

Autour de l’exposition consacrée à Sade, un débat sur la liberté d’expression, avec Marcela Iacub et Marc Bonnant.

Faut-il brûler Sade ? La Fondation Martin Bodmer, dans le cadre de son exposition sur le Divin marquis dont on commémore la disparition, il y a deux cents ans, a demandé aux avocats Marc Bonnant et Marcela Iacub de s’interroger sur l’interprétation de la liberté d’expression.

Condamné pour sodomie, Sade serait-il brûlé aujourd’hui pour ses excès de parole ? Les deux intervenants aborderont d’un angle historique la question de la censure, tout comme celle des limites de la liberté d’expression fondée sur les tabous, la culture ou la morale. Ils débattront, en particulier, de l’affirmation de Mme Iacub pour qui « la pornographie, cette grande exclue de la liberté d’expression, doit être considérée aussi digne de protection que les discours politiques, les livres de physique ou la musique baroque. »

Ils rappelleront, à l’aune de leur expertise juridique, et à un moment où les résonances avec l’actualité sont particulièrement vives, les sources et les références de la liberté d’expression en tant que droit fondamental. La question sera aussi posée de savoir si l’artiste bénéficie d’un droit d’exception. Si, comme le dit Baudelaire, « il y a plusieurs sortes de liberté, il y a la liberté pour le génie et il y a une liberté très restreinte pour les polissons ».

***

Informations & réservations (nombre de places limité) :
022 707 44 33 – info@fondationbodmer.ch

Contact média :
078 930 41 73 – iferrari@fondationbodmer.ch



Bonnant

Iacub