L’exposition est répartie sur les trois sites de la Bibliothèque de Genève, de la Fondation Martin Bodmer et de l’Institut et Musée Voltaire, sous l’autorité de Gauthier Ambrus ainsi que du professeur honoraire de l’Université de Genève, Alain Grosrichard, tous deux éditeurs scientifiques du livre de l’exposition, à paraître chez Infolio.
Trois siècles d’amour et de haine, une exposition, trois musées
La Fondation Matin Bodmer, la bibliothèque de Genève, et l’Institut et Musée Voltaire se sont associés pour proposer une exposition sur 3 sites. L’œuvre et la personne de Rousseau n’ont pas cessé de susciter des jugements aussi passionnés que contradictoires, qu’il traite de religion, d’éducation, d’arts de la scène ou de musique, rien de ce qu’il a écrit ne laisse indifférent. Il a tout mis en question, lui-même compris. Chaque institution présente une période particulière, à travers des trésors exceptionnellement dévoilés pour l’occasion.
Fondation Martin Bodmer « Les Révolutions »
Dans les dix ans qui suivent sa mort, l’auteur d’Emile et de la Nouvelle Héloïse devient l’objet d’un véritable culte. A partir de 1789, c’est de l’auteur du Contrat social que vont se réclamer les hommes de la Révolution. Mais le Rousseau qui hante le siècle ne se réduit pas au philosophe politique. L’exposition à la Fondation Martin Bodmer, rappelle que l’ensemble de son oeuvre a profondément marqué les principaux écrivains du siècle, même si certains, comme Chateaubriand ou Lamartine, en viendront à renier celui qu’ils avaient autrefois adoré.
Bibliothèque de Genève « Au siècle des Lumières »
Jusqu’alors inconnu du public, Rousseau devient soudain célèbre, en 1751, avec la parution de son Discours sur les sciences et les arts, qui suscite aussitôt la polémique en paraissant condamner les acquis de civilisation.
L’exposition à la BGE permet au visiteur de découvrir nombre de manuscrits exceptionnels ou d’éditions originales, non seulement de Rousseau, mais aussi de Voltaire, de Diderot, ou de ceux qui ont pris parti pour lui ou contre lui, dans les grands débats qui marquèrent le siècle des Lumières.
Institut et Musée Voltaire « Les Temps modernes »
Nietzsche avait eu beau le traiter d’ « avorton idéaliste et canaille », les premières années du XXè siècle semblaient annoncer un rapport apaisé à Rousseau. Les divers documents présentés dans à l’Institut et Musée Voltaire montrent qu’il n’en est rien. Depuis une cinquantaine d’années, les interprétations nouvelles se sont multipliées, prenant en compte l’œuvre de l’écrivain, inséparable de celle du philosophe. Cette œuvre – aujourd’hui partout traduite dans le monde – n’en finit pas de faire question. S’il n’inquiète plus vraiment, Rousseau nous regarde encore.
IMV : http://www.ville-ge.ch/bge/imv/musee/exp_en_cours.html
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